Pris avec ce noir


Pour en finir avec ce noir sera plus difficile que j’ai pensé. Le noir est si implanté dans notre langage commun que parler en d’autres termes est complètement extraterrestre. On a bien beau dire qu’être noir ou noire n’est qu’une couleur de peau, qu’être noir ou noire ne reflète pas une culture, qu’être noir ou noire n’a pas de pays sur une carte géographique, il reste que ce genre de discours ne touche qu’une minorité. La majorité voit la vie en noir et blanc et elle a probablement raison. Une majorité qui est soutenue par l’argument de professeur Claud Anderson. L’argument qui m’a fait remettre mon argument en question. Or, le professeur répond essentiellement deux choses à ceux et celles qui disent que nous sommes tous Africains. Premièrement, l’Afrique est constituée de plusieurs pays, chacun d’eux constitués de plusieurs ethnies, et chacune d’elles parlant son propre dialecte. Deuxièmement, l’Afrique du Nord possède une large population d’Arabes, laquelle se disant aussi africaine que celle au sud de l’Afrique. Par conséquent, le discours de dire que nous sommes tous africains tombe dans une confusion. Et de dire que nous sommes tous des anciens Égyptiens, comme le défend très bien l’historien Walter Williams, risque d’être compliqué à mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

En fin de compte, Claud Anderson insiste sur l’importance de ne pas utiliser un langage qui dilue notre importance en tant que groupe. N’importe qui peut se réclamer d’être Africain. N’importe qui peut se réclamer d’être Antillais. N’importe qui peut se réclamer d’être Afro-Américain. Cependant, de dire noir c’est de savoir de qui on parle. Rappelons que les populations africaines ne se voyaient pas comme des noirs avant les rencontres du type Européen. Nous sommes forcés d’admettre que ce terme s’est solidement implanté sous notre peau. Usons maintenant de pragmatisme. Usons maintenant du noir à notre avantage, car de dire noir ou noire c’est de savoir exactement de qui on parle. Dissipons une confusion en faveur d’une solidarité mondiale.




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